Blog littéraire Attrape-Coeurs (littérature française et étrangère, critiques, auteurs)

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 10 novembre 2008

Gao Xingjian , prix Nobel de littérature : Rencontre

Notes sur une rencontre avec Gao Xingjian, prix Nobel de littérature (2000), le 3/11/08

Gao XingjianLundi 3 novembre, j'ai eu le plaisir d'assister à une rencontre dédicace avec Gao Xingjian, prix Nobel de littérature (2000). La rencontre se tenait à la librairie L'arbre à lettres (Mouffetard). Elle était suivie d'une lecture au théâtre Mouffetard. La tentation était trop forte et j'ai suivi moi aussi.

La rencontre dédicace m'a paru très courte. Le temps de prendre quelques photos, de faire dédicacer mon exemplaire de La montagne de l'âme et l'écrivain s'en allait dîner avant le début du spectacle. Il faut dire, c'est un temps de lecteur-photographe en présence d'un écrivain et celui-ci passe toujours plus vite. J'avais hésité à prendre Le livre d'un homme seul et Le quêteur de la mort, Une canne à pêche pour mon grand-père étant en prêt longue durée. Je m'étais ravisé. Quatre livres, c'était peut-être abuser. La montagne de l'âme est sans doute le texte le plus représentatif, le plus emblématique de l'œuvre de Gao Xingjian que nous ayons. Je regrette tout de même un peu de ne pas avoir pris les pièces en plus, car au théâtre était lu Le quêteur de la mort et cela aurait fait un souvenir très à propos. Ce sera pour une prochaine fois ! Ainsi que je l'ai dit, il y a eu quelques questions, quelques dédicaces, quelques photos et vidéos de la part des participants, puis rideaux.

Une heure et demie plus tard, au théâtre Mouffetard, Gao Xingjian est installé confortablement à côté de Paul Tabet, professeur de philosophie et ami de l'écrivain. Celui-ci anime la discussion. À propos du travail de Gao Xingjian, il évoque d'une œuvre gigantesque et complexe qui ne supporte pas la simplification. Il souligne le paradoxe à la fois de la rigueur et de la liberté d'imagination dans l'œuvre. Puis il résume en chiffre l'œuvre de l'écrivain, plusieurs dizaines de romans, nouvelles, essais, poèmes, pièces de théâtre [1]. Mais aussi en tant que peintre plus de cent expositions et des œuvres dans plus de quinze collections privées ou publiques. Gao Xingjian travaille également à la réalisation d'un film.

Gao XingjianPaul Tabet poursuit son introduction. Il est question de vagabondage dans la création, de quête dans la vie, de ce qu'elle cache, recèle [2]. Mais dans ce foisonnement, il existe une constante ; ce que l'on pourrait nommer le l'épine dorsale de l'œuvre. Quels que soient les avatars, les modes d'écriture, un mot résume l'œuvre selon Paul Tabet : la verticalité. Ainsi, Gao Xingjian, grand écrivain chinois, arrive en France avec dans ses bagages un manuscrit. Ma chi conosce Gao ?, demande Paul Tabet. Mais qui connait Gao ? Gao Xingjian est un homme debout. Malgré la misère en Chine comme en France, il a eu le courage de rester debout. Dans son itinéraire personnel, dans son cheminement intérieur, il est resté sourd à toutes les sirènes, y compris aux sirènes de la gloire. Il a la grandeur d'un Sisyphe [3]. Et certaines de ses idées d'ailleurs, lorsqu'on lit avec attention son œuvre, sont proches de celles de Camus [4].

Gao Xingjian acquiesce. L'artiste doit résister à toutes les formes, à toutes les tentatives d'aliénation, même humilié. Quand l'homme humilié trouve le chemin du pouvoir, il y a toujours le danger que celui-ci ait la tentation de se venger [5].

L'œuvre de Gao Xingjian, précise Paul Tabet, n'est pas une littérature de « justicier », qui cherche à se venger, ni une littérature de professeur ou d'enseignant.

Gao XingjianGao Xingjian précise sa propre conception de la littérature. La littérature est une conscience éveillée, une nécessité. La littérature n'est pas faite pour plaire, ni pour gagner sa vie. La littérature est un témoignage. La littérature est inutile ; inutile au sens où elle n'est pas liée à la politique, ni ne fait la morale. La littérature est esthétique [6].

Paul Tabet prend l'exemple de l'acteur de théâtre ou d'opéra traditionnel chinois. L'acteur se rendait au théâtre vingt-quatre heures avant la représentation afin de s'isoler, sortir de la vie et entrer dans l'Art. De même, les spectateurs pouvaient entrer plusieurs heures à l'avance au théâtre afin de quitter la vie, les soucis, et entrer dans l'Art [7].

Gao Xingjian précise qu'au théâtre, il ne s'agit pas de rendre la vie, même s'il en est question. Le théâtre existe pour admirer l'art de jouer. L'écrivain écrit pour l'acteur. La dramaturgie n'est pas faite pour produire un meeting politique [7a], mais pour l'art de jouer. Lorsqu'il écrit, l'écrivain a en tête la scène et les acteurs.

Pour décrire le travail de Gao Xingjian, Paul Tabet prend l'image d'un mouvement pendulaire, un mouvement de balancier entre l'écriture et la peinture. L'écrivain précise qu'il s'adonne à l'Art, qu'il peint et écrit depuis l'enfance. C'est un mode de vie pour lui. Ce n'est pas pour gagner sa vie. Selon lui, la langue est une voix vivante, vitale. On voit également des choses ; on a des impressions. Il y a ainsi une pensée pour la langue et une pensée pour l'image. La peinture est une vision. Et il y a des choses à dire qui ne passent pas par la langue [8]. Il existe, selon l'écrivain, deux impressions distinctes. Regarder une peinture n'est pas la même expérience que lire les mots. Lorsqu'il peint, Gao Xingjian écoute de la musique pour susciter les visions. Il existe une impossibilité de dire ou bien de dessiner. L'illustratif représente le narratif dans la peinture. Or, pour le narratif, il existe la langue. Le peintre-écrivain peint à l'endroit, à la limite où la langue n'arrive plus à dire. La peinture pour lui est une vision et il n'y a pas de place pour les idées. L'essentiel de la peinture est dans le paléolithique [9].

Gao XingjianPaul Tabet parle de la montagne comme du lieu du mystère, du silence. La littérature de Gao Xingjian, dit-il, est une littérature froide, de solitude, de silence sans échos.

Gao Xingjian précise qu'il a lu énormément étant jeune. Aussi, il a rapidement compris que ce qu'il écrivait était quelque chose de différent. Après la révolution culturelle, il a publié ses premières lignes avec une stricte auto censure, mais les autorités chinoises trouvent encore le moyen de le censurer !, s'amuse-t-il. Alors, il a décidé d'arrêter de publier, car cela n'avait plus de sens, et d'écrire pour lui-même. À l'époque, il y avait une véritable terreur de la dénonciation, y compris au sein de la famille [10]. Malgré tout, car c'est une nécessité pour lui, il continua à écrire pour lui-même en se cachant.

Gao Xingjian raconte qu'après la réception du prix Nobel de littérature ont suivi deux années infernales et il a fini par tomber malade. Il a appris à dire non et, aujourd'hui, il écrit des essais pour ne pas avoir à donner de conférences. C'est l'âme qui doit parler [11]. Il travaille actuellement sur un recueil d'essais écrits en chinois, qui ne sera pas publié en chine, mais à Hong Kong et Taïwan. Il dit explicitement qu'il ne veut plus entendre parler de la Chine [12].

L'écrivain peint et écrit en écoutant de la musique. Il préfère la musique baroque à la musique romantique, car, dit-il amusé, celle-ci est trop autoritaire [13] ! Bach est plus abstrait et baroque. Il écoute également la musique contemporaine. (Il cite des noms que je ne note pas.)

Suite à une question sur l'opéra, Gao Xingjian acquiesce et explique qu'il souhaiterait travailler davantage avec des compositeurs [14]. Il explique laisser le metteur en scène travailler, faire à son idée. Parfois, le résultat est un peu étrange. Mais si le metteur en scène connait le travail, il n'a rien à redire. Et puis, la mise en scène est une création également et en tant qu'auteur il n'a pas à intervenir. D'ailleurs, il donne suffisamment d'indications dans le texte. Sa mère était comédienne et il est monté sur les planches dès l'âge de cinq ans. Dans son travail, Gao Xingjian explique rechercher une dramaturgie. Dans un soliloque, il y a ainsi deux personnages pour une personne [15]. La deuxième personne créée un faux dialogue avec le personnage et dans le même temps un dialogue avec le public.

Gao XingjianOn l'interroge sur son prix Nobel. L'écrivain explique qu'il a reçu le prix Nobel dans une HLM. Beaucoup de journalistes sont arrivés chez lui et les voisins ne comprenaient rien de ce qu'il se passait. La plupart étaient des immigrés et certains d'entre eux ont été interviewés. Ils étaient fiers. Ils ont compris que, même parmi les gens simples, certains étaient capables d'une œuvre monumentale. Ce jour-là, ils ont dit se sentir tous un peu prix Nobel. Certains se sont même privés pour acheter les livres de Gao Xingjian.

Gao Xingjian et Paul Tabet laissent la scène aux acteurs qui vont lire la pièce Le quêteur de la mort.

Les acteurs sont bons et la première partie de la pièce est vraiment très drôle. Un homme se retrouve enfermé dans un musée d'Art moderne. L'inquiétude grandit et un soliloque débute. L'homme ironise sur l'Art contemporain, sur sa situation et bientôt sur lui-même. Une autre voix entre en scène qui dialogue avec lui, et la pièce devient plus sombre, plus introspective. Si la première partie m'amuse toujours autant, je dois avouer que j'ai un peu plus de mal avec la seconde. Elle pousse un peu trop les questions existentielles à mon goût, finit par devenir obscure et perdre le spectateur. Peut-être même est-ce de l'absurde ?

Gao XingjianJe n'ai pas pris de photos par respect des acteurs, et ce d'autant plus qu'il y avait un photographe professionnel. Vous verrez tout de même des photos de la scène avec en fond des peintures de Gao Xingjian.

Pour terminer ce billet, voici une question que j'aurais aimé poser à l'écrivain, mais peut-être aurait-il été mal poli de la poser :

Il vrai que l'écriture de Gao Xingjian est parfois froide et ne s'adresse pas à tous les publics. L'écrivain ayant travaillé et enseigné les formes les plus modernes de la littérature (Becket, Ionesco,...), j'attribuais cette froideur à une éventuelle influence du Nouveau roman, notamment du fait de cette recherche sur le « je », le « tu », le « il/elle ». La question de l'autocensure apporte un éclairage supplémentaire, car l'autocensure n'est certainement pas faite pour réchauffer l'œuvre. Enfin, l'écrivain dans sa jeunesse ayant été également doué pour les mathématiques - et c'est vrai qu'il y a une froideur presque mathématique, scientifique dans l'œuvre - que pour la littérature, dans quelle mesure cette froideur ne vient-elle pas aussi de sa propre personnalité ? Voilà, c'était la question que j'aurai aimé lui poser, que l'écrivain nous dise quelques mots sur son écriture, ses influences, sa personnalité, bref sur l'origine de cette froideur. (Celle-ci peut être également liée à l'idéologie et au traumatisme, aux séquelles de la Révolution culturelle chinoise.)

Gao XingjianPour plus d'informations sur Gao Xingjian et son œuvre, consultez les adresses suivantes :

http://www.gaolefilm.com/index.htm (plus riche que Wikipédia)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gao_Xingjian



[1] Biographie et bibliographie de Gao Xingjian

[2] En lisant Gao Xingjian, j'avais noté ce goût pour la recherche de ce qui est caché. Il m'avait semblé reconnaître dans l'œuvre une forme de questionnement sur l'être, et même de questionnement sur « l'être en tant qu'être », autrement dit un questionnement métaphysique. Par exemple, certaines questions que lui-même ou son personnage pose sont très proches de celles de Descartes dans les Méditations métaphysiques.

[3] En tant qu'intellectuel dont la vie était menacée, Gao Xingjian a dû se résoudre à détruire toute son œuvre, une œuvre inédite, romans, nouvelles, poésies, théâtre, peinture... alors qu'il résidait en Chine. Cette œuvre, il l'a recommencé en France. C'est sans doute au moins en partie pour cela que Paul Tabet dit que l'écrivain a la grandeur d'un Sisyphe.

[4] Gao Xingjian a été influencé très tôt par les auteurs français qu'il lisait dans la langue avec assiduité. Il a enseigné le français et la littérature moderne à l'université de Pékin.

[5] Référence à Mao Zédong ? (Est-ce vraiment une interrogation ?)

[6] Autrement dit, pour l'écrivain la littérature n'est pas normative. Elle n'édicte pas de règle ; elle est purement esthétique. On voit le rejet de toute forme de doctrines, doctrines qui ont mené aux catastrophes que l'on connait. Catastrophes dont l'écrivain a été témoin, puis victime. À ce propos, lire Le livre d'un homme seul. Homme seul, signifie à la fois personne esseulée et personne qui affirme son identité, son individualité vis-à-vis de la masse. Gao Xingjian abhorre le pronom personnel nous.

[7] Sur le thème de l'opéra, lire la nouvelle L'amateur d'opéra de Lao She dans l'excellent recueille de nouvelles Gens de Pékin, Folio.

[7a] Certainement une allusion au travail des artistes au sein du parti communiste chinois.

[8] Ce que l'on ne peut pas dire est indicible. Toutefois, on peut essayer de peintre les visions qui se présentent à nous. Mais ce qui ne peut être peint et passe uniquement par la langue, est-ce que cela a un nom ?

[9] Peut-être Gao Xingjian sous-entend-il que les hommes pré-historiques ne possédant pas de langage, ces hommes peignaient l'indicible, leurs visions.

[10] Cette terreur et le thème de la dénonciation familiale sont parfaitement restitués dans Le livre d'un homme seul et La montagne de l'âme.

[11] Pas forcément l'homme.

[12] À la lecture de son texte Le livre d'un homme seul, cela se comprend aisément.

[13] Effectivement, la musique romantique, la musique à programme « raconte » une histoire.

[14] Gao Xingjian est l'auteur d'un livret La Neige en août, 2002, musique de Xu ShuYa, créé à Taipei et à l'Opéra de Marseille sous la direction du chef d'orchestre Marc Trautmann

[15] A l'image de la pièce Le quêteur de la mort, mais on pourrait également citer des romans et nouvelles.

Prix Goncourt 2008 Atiq Rahimi, Syngué sabour - Pierre de patience

Atiq Rahimi, Pierre de patience"Le Goncourt 2008 décerné à Atiq Rahimi
Le prix Goncourt 2008 a été décerné aujourd'hui, au restaurant Drouant à Paris, à Atiq Rahimi pour "Syngué Sabour. Pierre de patience" publié par (P-O-L)." (Le Figaro 13h00)

"Le prix Goncourt pour Atiq Rahimi
Le prix Goncourt a été attribué, lundi 10 novembre, à l'auteur franco-afghan Atiq Rahimi pour "Syngué sabour, Pierre de patience" (P.O.L), a annoncé le jury." (Le monde 13h08)"

Comme quoi tout n'est peut-être pas pourri dans le monde des lettres ainsi que le disait Pierre Assouline justement. À ce propos, un joli billet ici. (Amusant le coup de gueule de Bernard Pivot. Cependant, le billet démontre aussi qu'il est difficile de s'empêcher de penser en terme d'éditeur à propos du prix.)


dimanche 9 novembre 2008

La lettre du blog Attrape-Coeurs n°9

Lettre n°9 du 08/11/08

Bonjour,

Voici la neuvième édition de La lettre du blog littéraire Attrape-Cœurs.

Au programme de cette lettre, beaucoup de photos, un article publié sur le site de l'association Arcane 18 et quelques mots de la discussion du groupe de lecture autour de Deux testaments de Serge Filippini.


Le mois d'octobre a commencé en couleurs avec les photos du Festival America 2008 prises les 27 et 28 septembre. Vous retrouverez sur le blog des photos prises pendant les grands débats, les photos des écrivains lors des séances de dédicace à l'issu des grands débats, pendant le café des libraires et dans le Salon du livre installé à proximité de l'Hôtel de Ville.

Sur le blog vous pourrez également consulter les photos du sixième anniversaire de la librairie L'Attrape-Cœurs avec entre autres deux portraits de l'écrivain Philippe Grimbert et des photos de Scott Taylor, l'accordéoniste franco-américain animateur de la soirée.


Suite au billet publié à propos de l'opération Circul'Livre dans le 18ème à Paris, l'association Arcane 18 a proposé de faire paraître sur son site un article au sujet du blog. L'article publié est intéressant dans la mesure où il explicite l'intention du blog. Voici quelques extraits :

"Le blog Attrape-Cœurs a été créé à l'initiative de lecteurs. On y parle de livres, de lectures et de littérature. C'est un espace d'échange entre lecteurs sur le thème des livres qu'ils ont lus. (...)

Le blog est un espace de libre expression et de libre échange autour des livres et de la lecture dans le respect de chacun (voir à ce sujet la charte de bonne conduite).

La librairie est le lieu privilégié de rencontres et d'échanges entre auteurs (voire traducteurs, éditeurs, etc.) et lecteurs pendant les rencontres-dédicaces par exemple, mais aussi entre lecteurs à l'occasion de groupes de lecture. Le blog Attrape-Cœurs donne de la visibilité à ces activités, les partage avec d'autres lecteurs et les prolonge sur le web. L'idée du blog est bien de s'enrichir mutuellement entre lecteurs (les lecteurs peuvent être des particuliers, des libraires, des éditeurs, des auteurs,...) de nos découvertes littéraires, de nos expériences de lecture et de s'ouvrir à d'autres horizons littéraires. C'est aussi, et peut-être surtout, le moyen d'aller à la rencontre d'autres lecteurs, de partager d'autres points de vue, d'autres façons de penser et de lire. (...)"

Retrouvez l'intégralité de l'article sur le blog, ici, ou bien sur le site de l'association Arcane 18, . Si cet article vous inspire des questions, réflexions ou suggestions, n'hésitez pas à laisser un commentaire au billet. Nous sommes curieux de savoir ce que vous en pensez et nous vous lirons avec beaucoup d'intérêt.


Comme annoncé précédemment, ce mois-ci le groupe de lecture de la librairie L'Attrape-Cœurs s'est réuni autour du texte de Serge Filippini, Deux testaments. Après Ailleurs, un texte fort qui frappe l'imagination - effet des techniques de creative writting ? -, Deux testaments a pu paraître un peu fade à certains lecteurs. Le texte de Julia Leigh a pu ainsi occulter le charme plus discret, mais peut-être aussi plus authentique de Deux testaments. C'est un peu dommage pour eux ! ;-)

Vous retrouverez l'intégralité du compte rendu de la soirée de discussion sur le blog en suivant le lien Deux testaments , serge Filippini , retour sur la soirée de discussion.


Connaissez-vous l'écrivain Atiq Rahimi ? Si, si, c'est l'auteur de Syngué sabour - Pierre de patience. Pour ceux qui me connaissent, je n'arrête pas de vous en parler quand on se croise à la librairie ou ailleurs. A tel point d'ailleurs que vous vous demandez peut-être si je n'essaie de vous le vendre. Ben non, je ne suis pas libraire. Je n'essaie pas de vous le vendre ; en tant que lecteur, j'essaie de vous le faire lire, de vous le faire partager. :-)

Le texte Syngué sabour, je l'ai découvert via le blog de Pierre Assouline, ici. Cette semaine, la liste des finalistes du Goncourt a été dévoilée. Syngué Sabour figure parmi les quatre romans en lice. Dans la foulée de cette annonce, Pierre Assouline a publié un nouveau billet dans lequel il plaide pour le texte. Bibliobs s'y met à son tour dans un bel article bien documenté.

Il est difficile de dire ce qu'un prix littéraire récompense et les spéculations vont bon train dans la presse en ce moment. Il reste que Syngué Sabour est un texte remarquable. Remarquable parce que l'image de la pierre de patience est originale, belle et légendaire ; parce que les personnages sont malheureusement plus que crédibles ; parce que la voix d'un homme dévoile le cœur d'une femme afghane ; parce que cette voix dénonce le joug des traditions, la bêtise, la méchanceté, l'intolérance, l'obscurantisme, l'hypocrisie, la perversité, le mensonge, l'orgueil, le soi-disant honneur, la frustration, l'horreur de la guerre ; parce que bien que féroce, le texte est poésie. Si la littérature ne sert pas à nous montrer cela et de cette façon-là, à quoi sert-elle ?

Le texte donnera sans doute de belles adaptations pour la scène.

 

Au programme de cette lettre :

1. Toutes les publications depuis début octobre

2. Les nouveautés sur le blog

3. Et toujours...


1. L'intégralité des publications depuis début octobre


2. Les nouveautés

  • Création d'une nouvelle catégorie

Une nouvelle catégorie intitulée "Avis de parution" a été créée pour accueillir les avis de parution reçus sur la messagerie du blog.

  • Une librairie ajoutée sur la carte de localisation

    > Pas de nouvelle librairie sur le carte ce mois-ci faute de temps. :-)


3. Et toujours...

  • Un lien pour s'inscrire à la lettre plus visible

Le lien qui permet de demander son inscription à la lettre a été placé en première position dans la colonne de droite du blog. Il a également été rendu plus visible :    > Inscription à la lettre

  • S'exprimer sur le blog

Pour exprimer votre point de vue à travers le blog :

Vous pouvez laisser un commentaire via le formulaire de commentaire accessible au bas de chaque billet (cliquer sur le lien "Commentaire").

Vous pouvez également vous inscrire en tant que rédacteur et rédiger vos propres billets. Il n'y a aucune obligation d'être actif et chacun des rédacteurs participe à son rythme. La liste des rédacteurs du blog s'affiche en haut à droite du blog. Si souhaitez devenir rédacteur sur le blog pour écrire vos propres billets, n'hésitez pas à consulter le mode d'emploi via le lien Mode d'emploi, toujours en haut à droite dans le menu « Liens », à la section « Pour débuter... ». Vos contributions sont les bienvenues ! 

Enfin, vous pouvez toujours envoyer un message sur la messagerie du blog à l'adresse contact@attrape-coeurs.fr.


Bonnes lectures et à bientôt sur le blog !

Si cette lettre est susceptible d'intéresser des proches ou des connaissances à vous, n'hésitez pas à la faire suivre ! (1)


--
Blog Attrape-Cœurs
www.attrape-coeurs.fr


 

Vous êtes inscrit à la Lettre du blog Attrape-Cœurs. Si vous ne souhaitez plus recevoir cette lettre, vous pouvez envoyer un message par retour de mail ou à l'adresse contact@attrape-coeurs.fr (faites simplement "répondre au message" avec comme titre "désabonnement"). Si vous n'êtes pas inscrit à la lettre, vous pouvez en faire la demande à la même adresse.

Pourquoi cette lettre ?
Tout le monde n'a pas forcément le loisir de consulter régulièrement le blog pour lire les derniers billets publiés. Avec la Lettre du blog Attrape-Cœurs, c'est le blog qui vient à vous ! Dans cette lettre, vous trouverez la liste des dernières publications sur le blog ainsi qu'un lien permettant d'y accéder. L'envoi de la lettre est fonction du nombre de publications sur le blog et/ou de leur importance.

Note : Le blog Attrape-Cœurs est indépendant de la librairie L'Attrape-Cœurs même s'il en est proche. Il s'agit d'un blog de lecteurs créé à l'initiative de lecteurs et ouvert à tous (lecteurs, auteurs, libraires,...). Chacun est libre de s'exprimer sur le blog.

(1) Vous pouvez faire suivre cette lettre dans votre entourage avec toutes les précautions d'usage, c'est-à-dire auprès de personnes susceptibles d'en être intéressées et sans en altérer le contenu (sauf les fautes).

samedi 8 novembre 2008

Invitation : La Vie obstinée , Wallace Stegner , discussion autour du livre

Stegner-Wallace_La-vie-obstinee.jpg

 

 

Le groupe de lecture de la librairie L'Attrape-Cœurs se réunira autour du texte La Vie obstinée de Wallace Stegner le mardi 2 décembre, à 20h.

 

 

 

Si vous souhaitez participer, suivez le lien localisation de la librairie.

Invitation : ABC3D , Marion Bataille , rencontre avec l'auteur

abc3d_bataille-marion.jpg

Marion Bataille sera à librairie L'Attrape-Cœurs pour vous présenter son abécédaire en trois dimensions, un véritable enchantement pour petits & grands, le samedi 15 novembre à partir de 18 heures.

Sylvie nous a fait un show mardi dernier, et c'est vrai que l'ouvrage est plutôt joli. Présenté par l'auteur, cela doit être encore mieux ! :-)

 

"Un des pop-up les plus fabuleux et novateurs que j'aie jamais vu." Robert Sabuda

abc3d_bataille-marion_bouble-page.jpg

Si vous souhaitez rencontrer l'auteur, suivez le lien localisation de la librairie.

La couleur de l'aube , Yanick Lahens : Avis de parution

Le blog Attrape-Cœurs vous informe de l'avis de parution qui suit :

AVIS DE PARUTION
SABINE WESPIESER ÉDITEUR

lahens yanick, la couleur de l'auberoman en librairie
le 6 novembre 2008

Angélique se lève tous les matins la première, dans la petite maison des faubourgs de Port-au-Prince qu’elle partage avec sa mère, sa soeur Joyeuse, et son jeune frère Fignolé. Dans l’aube grise de février, l’inquiétude l’étreint : Fignolé n’est pas rentré et toute la nuit les tirs n’ont cessé de gronder au loin…
    Angélique la sage est une fille soumise, une soeur exemplaire, une femme de trente ans en apparence résignée. Sa famille, le fils qu’elle a eu par accident, les malades de l’hôpital, constituent son unique horizon. Joyeuse, la belle, la sensuelle, n’a pas abdiqué, elle, sa liberté, sa révolte, son désir de bonheur et d’une vie meilleure, malgré la misère, la violence, les rackets et les enlèvements qui sont lot quotidien. Épaulées par leur mère, figure protectrice et pivot du foyer, à l’image de ses chères divinités vaudou, les deux femmes tentent de retrouver la trace du jeune homme.
    Au fil de la journée et de leur enquête, Angélique et Joyeuse, en réalité les deux visages du même désespoir, dessinent de la ville une géographie apocalyptique. Fignolé, militant déçu du parti des Démunis, s’est perdu dans les méandres d’une impossible lutte, dans les hasards du désordre absolu.
    Yanick Lahens, en dépeignant avec une remarquable économie de moyens le destin d’une famille hélas ordinaire, construit l’allégorie d’un pays où la monstruosité voudrait se faire loi. Mais son livre est poignant parce qu’à chaque page sourd la révolte et éclate la volonté de vivre.

YANICK LAHENS vit en Haïti. Écrivain, elle brosse sans complaisance la réalité caribéenne, tant dans ses romans – le premier, Dans la maison du père, est paru au Serpent à plumes en 2000 – que dans ses nouvelles et ses essais.
    En dehors de l’écriture, elle intervient comme consultante et vient de créer une fondation agissant auprès des jeunes pour l’éducation et le développement durable.


Pour télécharger un extrait du roman au format PDF
http://www.swediteur.com/extraits/78/extrait%20aube.pdf

N° d’éditeur : 64 – Dépôt légal : novembre 2008 – ISBN : 978-2-84805-063-8
Prix : 20 euros – 224 pages – 14x18,3 – Code Sodis 972 348.7


vendredi 7 novembre 2008

Deux testaments , Serge Filippini , retour sur la soirée de discussion

Comme annoncé précédemment, ce mois-ci le groupe de lecture de la librairie L'Attrape-Cœurs s'est réuni autour du texte de Serge Filippini, Deux testaments. Sur le blog Attrape-Cœurs, voici un rapide compte rendu de la soirée.

Après Ailleurs, un texte fort qui frappe l'imagination - effet des techniques de creative writting ? -, Deux testaments a pu paraître différent à certains lecteurs. Le texte de Julia Leigh a ainsi occulté le charme plus discret, mais peut-être aussi plus authentique de Deux testaments. C'est un peu dommage.

Contrairement à ce que le titre suggère, Deux testaments n'est pas uniquement un livre sur la religion. Ce n'est pas non plus un livre sur un chapitre particulier de l'histoire, à l'instar de Suite française d'Irène Némirovsky qui a été cité. Le texte est davantage la chronique d'une famille juive qui traverse la Seconde Guerre mondiale. Il se trouve que cette période sombre de l'Histoire correspond également aux années d'apprentissage de Sacha, le héros.

Au cours de la soirée, certains lecteurs ont peut-être relevé dans le texte les défauts de ses qualités : un style assez factuel et des portraits de personnages que l'on serait tenté de juger un peu rapidement d'allusifs. Toutefois, certains passages ne manquent ni de style, ni de passion. De même, la complexité et l'ambivalence des personnages sont parfaitement restituées en creux de l'intrigue. Plutôt que de nous expliquer, l'auteur nous montre et nous donne à réfléchir. Dans les comportements, on reconnaît ainsi, pour les membres masculins de la famille, le cupide, le libre penseur, le dissident, le dilettante et l'illuminé. Mais on s'aperçoit rapidement que ce ne sont là que des traits de caractère. Les personnages ne laissent pas de nous surprendre, par exemple, par leur courage là où on les attendait lâches. Finalement, aucun des personnages ne se laisse réduire à un adjectif, ce qui n'est pas toujours le cas dans les romans. Et les personnages féminins ne sont pas en reste. Quelle galerie de portraits ! On remarque également un Juif traquant d'autres Juifs, un collaborateur résistant, des résistants tortionnaires, des soldats allemands d'origine mongole homosexuels, etc. Et ce trait commun à toutes les guerres, par moments l'anéantissement de la civilisation laissant les hommes comme des animaux. À bien des égards, le texte bouscule les représentations parfois simplistes. Et pas seulement les représentations de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi celles de l'amitié, de la fraternité, de la foi, de l'amour.

Certains lecteurs l'ont remarqué, le texte ne se distingue peut-être pas toujours - encore que ce soit affaire de goût - par le style. Cela étant dit, il y a des passages tout à fait remarquables : Kopel révélant à Guérin ses origines juives, Sacha traqué par Wolfi se réfugiant dans la synagogue, la rencontre avec Ultima Guerra et les scènes qui s'en suivent, les combats de rue effectivement très cinématographiques, etc. On pourrait multiplier ainsi les tableaux. Et puis, peut-être le texte brille-t-il justement par moment par son absence d'effet de style, par la simplicité, voire l'humilité, et la justesse du ton.

Deux testaments est un texte riche et dans le foisonnement des personnages et des situations, la densité de ce que l'on voit ne peut s'appréhender par un simple résumé. C'est peut-être aussi cela qui aura déconcerté certains lecteurs, le sentiment que c'est à eux de tirer les leçons du récit quitte à le reprendre. À aucun moment le texte n'est moralisateur, ne prend parti, ni ne juge. Il est au contraire factuel, bien informé et nous donne à réfléchir. Et s'il y avait une morale à tirer du récit, ce serait peut-être sous la forme de l'aphorisme : « Suspends ton jugement ».

Certains gâchent leur vie croyant la réussir. D'autres la réussissent croyant la gâcher. D'autres encore, la gâchent et/ou la réussissent en partie. Il ne semble pas qu'il existe de règles, tout est hasard. Et si la comparaison est peu flatteuse, le destin des hommes semble bien à l'image de celui du singe de Kopel : « Pour sa part, elle ne croyait pas que la vie fût un mystère. Nos existences résultaient d'un système d'échanges naturels, de fécondation et de reproduction – bref, nous étions du pollen emporté par le vent. »

Au final, et bien que Deux testaments soit un grand roman, à titre personnel je ne lui aurais peut-être pas donné la meilleure note tout en m'en approchant - peut-être parce que je suis un peu compliqué. Cela dit, je comprends et je partage l'enthousiasme des lecteurs. D'ailleurs, c'est intéressant et troublant de voir à quel point on se retrouve dans les commentaires. Serge Filippini cultive un art où la trivialité du quotidien côtoie la tragédie dans un monde complexe et incertain. Aussi, au regard de ce qui s'est dit pendant la soirée de discussion, si j'avais un conseil de lecture ce serait de faire confiance aux lecteurs et d'abandonner ses préventions, de « suspendre son jugement » avant d'entrer dans le texte. On parcourt les trois âges de la vie et on termine le livre serein, apaisé, et peut-être aussi, grandis.


Extrait :

« A l'étude, pendant qu'il découpait des feuilles et y copiait ses formules d'une écriture microscopique, je feuilletais secrètement les dictionnaires latins, en quête des noms donnés par les Romains aux zones sexuelles du corps - penis, virga, telum, vulva, cunnus -, ou je lisais des pièces de Shakespeare dans des éditions empruntées à la bibliothèque, qui sentaient le vieux papier et l'encre séchée. Inévitablement, j'étais tombé sur le Marchand de Venise, qui met en scène un marchand juif appelé Shylock. J'avais même appris par cœur, en anglais et en français, sa célèbre tirade : « Un juif n'a-t-il pas des yeux ? Un Juif n'a-t-il pas des mains, des organes, des dimensions, des sens, de l'affection, de la passion. » Et j'avais lu aussi dans une préface l'histoire vraie de Rodrigo Lopez, le Juif converti qui avait inspiré au poète le personnage de Shylock. La tête sur le billot, Rodrigo murmurait encore : « Je suis chrétien. » Mais sa profession de foi n'avait aucune d'émouvoir le cœur du public, et celui des bourreaux encore moins. Son regard, à l'instant de perdre tout éclat, ne rencontrait dans la foule qu'expressions ironiques. « Pour qui te prends-tu ? » semblait siffler la populace de Londres. Et la hache tranchait le cou du condamné. L'affaire Dreyfus, me disais-je, avait reproduit ce motif. Le capitaine était aussi tombé victime d'un complot bien qu'il fut un modèle d'assimilation. La leçon paraissait sempiternellement la même : le Juif n'avait le droit ni d'être Juif, ni de ne pas l'être, le Juif était toujours Rodrigo Lopez, le Juif était un problème sans solution - et les problèmes sans solution avaient toujours leur terminus en prison ou au pied de la potence. »


Merci beaucoup à Serge Filippini pour la sympathique lettre manuscrite. Et merci encore à Jean-Claude pour avoir partagé ce texte.

lundi 3 novembre 2008

Le blog Attrape-Coeurs sur le site de l'association Arcane 18

Le 28 octobre le blog Attrape-Cœurs a publié l'article qui suit sur le site de l'association Arcane 18 :

Logo du blog Attrape-Coeurs"Le blog Attrape-Cœurs a été créé à l'initiative de lecteurs. On y parle de livres, de lectures et de littérature. C'est un espace d'échange entre lecteurs sur le thème des livres qu'ils ont lus.

Les lecteurs ont la possibilité de publier un article (une chronique) sur un texte ou un livre qu'ils ont lu afin de le partager et de le discuter avec d'autres lecteurs. La chronique peut comporter un résumé succinct, les principaux thèmes abordés et donner une appréciation sur le fond et sur la forme du texte. Cette présentation n'est qu'une suggestion et la forme de la chronique est libre. Les lecteurs évaluent également le texte sur une échelle de un à cinq dans le titre de la chronique. Les découvertes et les coups de cœurs des lecteurs sont privilégiés, sans pour autant que les lecteurs mettent de côté leur esprit critique !

À travers le blog, les lecteurs partagent également sous la forme de reportages des rencontres avec les auteurs, ainsi que d'autres événements littéraires auxquels ils ont pu assister. Les articles sont illustrés de photos et de contenu multimédia : son, vidéo,...

Enfin, le blog publie également des annonces concernant des événements littéraires (rencontres, dédicaces, festivals,...), mais aussi, les nouvelles parutions, dossiers de presse, etc. dont il a connaissance et susceptibles d'intéresser les lecteurs. Les lecteurs peuvent également consulter une carte de géolocalisation.

Naturellement, il ne s'agit pas de publier tout et n'importe quoi et le blog met en avant les articles ayant un intérêt pour les autres lecteurs. Le blog est un espace de libre expression et de libre échange autour des livres et de la lecture dans le respect de chacun (voir à ce sujet la charte de bonne conduite).

La librairie est le lieu privilégié de rencontres et d'échanges entre auteurs (voire traducteurs, éditeurs, etc.) et lecteurs pendant les rencontres-dédicaces par exemple, mais aussi entre lecteurs à l'occasion de groupes de lecture. Le blog Attrape-Cœurs donne de la visibilité à ces activités, les partage avec d'autres lecteurs et les prolonge sur le web. L'idée du blog est bien de s'enrichir mutuellement entre lecteurs (les lecteurs peuvent être des particuliers, des libraires, des éditeurs, des auteurs,...) de nos découvertes littéraires, de nos expériences de lecture et de s'ouvrir à d'autres horizons littéraires. C'est aussi, et peut-être surtout, le moyen d'aller à la rencontre d'autres lecteurs, de partager d'autres points de vue, d'autres façons de penser et de lire.

Le blog est ouvert à tous, de 3 à 103 ans, dans la mesure où il est possible d'échanger sur des livres destinés à des enfants en bas âge ou au contraire sur des livres adaptés aux personnes à accessibilité réduite (gros caractères ou audio-livres). En tant que lecteurs, nous sommes également curieux d'en savoir plus sur la chaîne du livre, par exemple sur le travail de l'éditeur, du traducteur, de l'imprimeur, du distributeur, du diffuseur, du libraire,... Enfin, le blog ne s'interdit pas non plus d'interroger et de porter un regard sur les textes et les livres dans leurs formes les plus innovantes.

À travers le blog nous ouvrons un espace de dialogue entre lecteurs.

Pour une introduction au blog Attrape-Cœurs et à sa genèse, vous pouvez lire l'article intitulé La raison d'être de ce blog. Si vous souhaitez devenir rédacteur sur le blog et publier vos propres articles, consultez le mode d'emploi disponible dans deux formats. Le blog est accessible à l'adresse http://www.attrape-coeurs.fr et pour chacun des billets vous pouvez laisser un commentaire.

N'hésitez pas à nous faire signe sur le blog et à vous inscrire.

En attendant de vous lire, nous vous souhaitons bonne lecture !

L'équipe du blog Attrape-Cœurs"

Nous serions très curieux de savoir ce que vous pensez de l'article, alors n'hésitez pas à nous faire part de vos impressions en commentaire. :-)

- page 1 de 14